Je me présente...Mi presento...

Je suis française...Sono francese...

Cherbourg_Paul_Signac

 

Qui suis-je?

Je m'appelle Marie-Armelle

Mi chiamo Marie-Armelle

Je vis dans le Cotentin tout là-haut, dans la Manche (50), en Normandie.

Vivo in Cotentin, tutto lassù, nella Manche (50) in Normandia.

Cherbourg est un très beau port, la région ressemble à ma Bretagne natale (née le 24 juin d'une belleannée).

Cherbourg è un bello porto, la regione sembra alla mia bretagna natale (nata il 24 giugno di un bel anno)

 Sur cette œuvre de Signac vous pouvez voir au fond à gauche la montagne du Roule qui accueille les visiteurs et donne un panorama sur toute la rade de Cherbourg et des environs.(ci-dessous une photo prise de la Montagne du Roule).

Nella opera di Signac, potrebbe vedere in fondo a sinistra la montagna del Roule che accolge visitori e dà un panorama su tutta la rada di Cherbourg e dell’ambiente. (di sotto una fotografia scatta della montagna del Roule)

 Sur la droite du tableau, les restaurants qui animent les bassins...

A destra del quadro, restauranti animanno i bacini…

Cherbourg est devenue une ville accueillante.

Cherbourg è diventa un città accogliente.

Je suis passionnée par l'informatique, les arts, la découverte des pays qui nous entourent, le premier est l'Italie que je vais essayer de découvrir.

Sono appassionata dell’informatica, l’arte, la scoperta dei paesi che circondarci, il premio è l’Italia che vado tentare di scroprire.

 Voyageons ensemble si vous le voulez bien.

Viaggiamo insieme, se abbia la cortesia di seguirmi…

Cherbourg_photo_vue_du_Port

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1 Commentaire

  • #1

    Marie Armelle (lundi, 16 novembre 2009 16:03)

    Bonjour,
    Un petit voeux...un petit mot si vous aimez Cherbourg, dites-le moi ici. Par avance Merci.

  • loading

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Une poésie que j'aime de

 

Ismaïl kadaré, Poète Ecrivain Albanais

Ismail Kadare (Argirocastro, 28 gennaio 1936) è uno scrittore albanese.

POEMES

1958-1988

Version française par Claude Durand,

avec la collaboration de Mira mexi et Edmond Tupja.

Poésie Fayard

« …Avant que nos antennes disparaissent… »

L’antenne

La nuit venue,

Vous dormez sur vos deux oreilles

tandis que je veille

sur le toit pentu.

De toutes parts les courants d’air m’assaillent,

la bise me fouaille,

me laisse trempée l’averse drue.

 

Je suis comme une hampe pointée vers le ciel pâle,

une tige de métal,

un simple bout de ferraille.

mais chacun de mes millimètres

connaît plus de langues parlées

que tous les linguistes et leurs maîtres

présents et passés.

 

Chacun de mes millimètres capteurs d’ondes

s’y connaît mieux en musique

que tous les musiciens du monde.

Chacune des particules qui me composent

sait davantage de choses

que les correspondants de presse et les dirigeants

politiques.

 

Il n’est d’informations que je ne sois apte

à recueillir. Il n’est de nouvelles

que je ne capte,

moi, vulgaire bâton brandi dans le ciel.

 

Les speakers s’adressent à moi des quatre points cardinaux.

Les uns articulent

posément, d’autres déclament, les troisièmes hurlent.

La chronique du siècle

fait retentir ses trompettes

parmi les airs d’orchestre

et les vents hivernaux.

 

Des ondes je sais déchiffrer le code,

le parler gris des horizons sans fin ;

hiéroglyphes, caractères cyrilliques ou latins

comme des araignées dévalent le long de mon corps.

 

Tout près de moi,

juché sur un autre toit,

pointe un paratonnerre,

mon unique voisin et confrère.

Mais il ne connaît rien aux ondes que je reçois :

pour lui, tous ces signaux sont de l’hébreu.

 

Indifférent, il contemple l’immensité des cieux

sans rien comprendre à ce monde perpétuellement en

alerte.

Ce n’est quand voyant passer au large

les lourds nuées d’orage

qu’il sait d’instinct reconnaître

la foudre

à son odeur de souffre.

 

Il se tient à l’affût, tapi,

et quand le tonnerre roule et bondit

comme un tigre roux

hors des fourrés du ciel en courroux,

soudain il se ramasse,

sort ses propres griffes,

l’empoigne en son gosier de métal

d’un seul coup l’avale

et s’en empiffre.

Puis il roule des yeux chargés de menace,

paré à tout nouvel assaut.

 

Les signaux

comme des oiseaux fatigués se posent

sur mes épaules

avant de reprendre à tour de rôle

leur envol.

 

Le monde a beau n’être que calme et beauté,

Je me fais parfois l’effet d’une grande croix

immaculée.

Pourquoi le dissimuler ?

Si scintillent sur moi

des larmes de rosée,

c’est bien qu’il m’arrive en secret de pleurer.

Eté comme hiver

je demeure telle,

moi, simple bâton brandi vers le ciel.

 

C’est moi qui, la première, vois les cigognes arriver,

qui dis bonjour aux nuages qui passent,

qui contemple les crépuscules aurifères,

qui suis les jours à la trace.

 

Simples d’esprit,

les poteaux  télégraphiques,

les cheminées d’industries,

les paratonnerres, peu au courant,

me demandent souvent :

« Que se passe-t-il là-haut, par chez toi ? »

Je leur explique,

Ils m’écoutent et se tiennent cois.

 

Puis chacun vaque à nouveau à ses travaux :

l’un achemine les mots,

l’autre avale la foudre toute allumée,

la troisième crache la fumée,

 

Cependant qu’à nouveau je dresse la tête dans le vaste

ciel,

tendant l’oreille

vers ce monde en proie à la fièvre,

qui s’agite dans son sommeil.

J’attends que se lèvent des lendemains radieux,

moi, porte-parole des cieux.

1963

 

-Je suis certaine que vous regarderez différemment votre antenne…

 

 

Pourquoi cette poésie d’un poète albanais et non d’un italien ? Parce que le monde de la poésie n’a pas de frontière et cette antenne est vraiment symbolique de la communication. Bien entendu, dès que possible la littérature italienne sera à l’honneur dans ce site ; mais avant il faut que j’aborde toutes les régions. Donc j’ai beaucoup, beaucoup de travail, et surtout d’amusement.  

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